Sac wax
Wax de Tissus Choc à Nîmes
Doublure coton du marché St Pierre (je ne sais plus quelle boutique)
Boucles de la mercerie de la rue de l'Aspic, à Nîmes
Attache-cartable de Ma Petite Mercerie
Album en tissu
J'avais vu ce modèle signé Fanfreluche il y a bien longtemps sur la blogosphère (comme on dit), et il était resté dans un coin de ma caboche.
Et donc, pour un petit Mathéo (prévu au départ pour son cadeau de Noël, puis décallé à son baptême... le 14 janvier, et finalement reçu la semaine dernière. Sans commentaire.), ce petit album en tissu, avec photos transférées, broderies main et machine...
Extraits :
Rubans de chez "ma petite mercerie"
Tissu à rayures de je ne sais plus où, feutrine de mon stock.
Broderie anglaise de la mercerie de la rue de l'Aspic, à Nîmes
Première récolte
Quand je serai grande...
... je serai journaliste.
Ca m'a duré longtemps, du CM2 où j'étais rédactrice en chef du journal de la classe, "infos contact" (sans commentaire sur le jeu de mots, nous avions 10 ans), au début de mes études. J'ai été stoppée dans mon élan par un échec aux concours de Science Po et de plusieurs écoles de journalisme. Je me suis dit à ce moment là que, si j'avais raté ces concours, c'est que je ne les avais pas vraiment préparés. Je préférais prendre des cours de photo, de cinéma, faire du bénévolat dans plusieurs assos, aller au théâtre et au ciné, ou voir des concerts, que bosser mes concours. Est-ce que je voulais vraiment faire ce métier ? Puis d'autres opportunités se sont offertes à moi, je les ai saisies, et ça m'a éloignée de cette voie.
Je voulais être journaliste parce que, d'une part, j'aime écrire, et, d'autre part, je me disais que ça nourrirait ma curiosité, que réaliserais des tas de reportages sur des sujets qui me passionnent : le cinéma, la photo, les relations internationales, la nature, les phénomènes de société, les chiens (je vous laisse imaginer à quels moments de ma vie m'ont intéressé ces différents thèmes).
... je serai scénariste.
Les opportunités qui m'ont détournée du journalisme m'ont conduite vers le secteur culturel. Le cinéma, le théâtre, les festivals. Ca m'a permis de découvrir :
1/ que j'étais bonne à quelque chose : organiser des événements culturels
2/ que c'était très frustrant d'être du côté administratif, de cotoyer des artistes en ayant depuis longtemps envie de passer de l'autre côté de la barrière.
Donc j'ai sauté la barrière. J'ai repris des études, avec les petits boulots attenants qui vont bien, j'ai fait des stages de scénario, d'animation, et j'ai réussi à décrocher mes premiers contrats. 5 ou 6 en tout. Plus des tas de collaborations gratuites, bénévoles, et de "tests". Ca a duré 3 ans, j'avais même un agent. Et puis j'ai déménagé, et je n'ai pas persévéré, découragée par tous ces plans pourris, et puis j'ai décidé de faire un enfant et de chercher un travail un peu plus stable.
... je vendrai mes créations.
Au chômage, en attendant de trouver le fameux travail stable, quand on est bidouilleuse, on a le temps de réaliser des petites coutures (ou tricots) pour les copines ou pour belle-môman, ou des maquettes de PAO pour des potes. Et puis on se dit pourquoi pas... On prend le statut d'autoentrepreneur, on ouvre une boutique en ligne, et on se plait à rêver qu'on sera bientôt aussi connue que ces blogueuses qui commencent sur internet et qui finissent par avoir pignon sur rue. Et puis on se rend compte qu'on n'a pas le talent, pas le temps. Et puis on trouve un boulot.
J'ai arrêté de courir après ce lièvre là. Pas envie de faire les marchés le weekend, ni de passer mes soirées à coudre en plus de tout le reste. Et finalement, c'est seulement depuis que j'ai décidé d'arrêter de prendre les commandes que je me suis réconciliée avec ma machine à coudre, et que j'ai commencé à terminer tout ce que j'avais en cours.
... j'aurai une chouette famille, j'habiterai dans une jolie région, à la campagne et au soleil, je travaillerai dans une asso et j'écrirai pour un site internet et pour mon blog, je ferai des balades le dimanche, un peu de couture, de tricot, de jardinage.
Finalement, ça ne se passe pas comme je l'avais imaginé mais ça me va. Je n'ai pas abandonné le projet d'écrire professionnellement, je le fais un peu pour SpeakyPlanet (vous savez, le site des jeux pour apprendre l'anglais ? Rhooo, ça va, j'ai le droit de faire de la pub, non ?), et aussi un peu dans mon travail pour Rivatges, même si le montage de projet et l'écriture de dossiers de sub, c'est quand même moins créatif ! Je me sens bien dans tous mes "rôles", et j'arrive à vivre avec mes regrets.
Comment ça s'appelle ? L'épanouissement ? La vieillesse ? Héhéhé...
Et vous, que vouliez vous devenir, quand vous étiez petit (ou moyen) ?
Teasing #1
Premier en-cours-qui-trainait-depuis-la-nuit-des-temps (Noël, pour celui là), terminé !
Il va très bientôt voler vers son destinataire.
Aperçu :
Cessation d'activité
Je n'ai plus le temps de réaliser des commandes, vous m'en voyez désolée, mais même celles pour ma famille et mes amis ont pris un retard fou, donc je suis dans l'obligation d'arrêter d'en prendre...
La boutique reste ouverte, ce qui est dedans est toujours à vendre, mais je ne fais plus pour l'instant de brassières personnalisées ou autre. Je continuerai à vous montrer ce que je réalise pour mes proches et pour moi.
A bientôt !
Comment j'ai appris la compassion : mea culpa
Dans la liste des avant/après je-suis-devenue-une-maman, juste à côté du féminisme (et sans doute lié), j'appelle l'empathie, ou la compassion.
Avant, je prenais des airs importants, en disant que la pitié, ce n'était pas joli-joli, et qu'il valait mieux lui préférer la compassion*. Souffrir avec quelqu'un, partager sincèrement sa peine, pour mieux le consoler et être là pour lui, j'avais beaucoup réfléchi à la question, je trouvais ça plutôt bien de ma part (et de mes airs).
En devenant maman, j'ai découvert la vraie signification de "il s'est encore réveillé 2 fois cette nuit, je n'en peux plus", ça a été le déclic. Je me suis rendue compte en le vivant moi-même que, lorsque mes copines le disaient, je ne souffrais pas du tout avec elles. J'avais une vague idée de ce que ça pouvait engendrer en terme de cernes et de consommation de café, mais jamais je ne m'étais réellement mise à leur place.
Maintenant, je sais. Je sais que quand je trouvais mes copines jeunes mamans mal lunées, c'était surtout de la fatigue, du découragement, de l'angoisse, voire du baby-blues. Je sais aussi que mon manque d'empathie n'a pas favorisé la confidence, que je ne leur ai pas donné l'impression qu'elles pouvaient compter sur moi, que je les comprenais. Attention, cet article n'est pas du tout une pierre jetée à mes amies qui ne sont pas mamans et qui n'auraient peut-être pas été là pour moi. Il y a des femmes beaucoup plus généreuses que moi qui sont très compatissantes quoique nullipares. Et il y a des mamans qui ne compatissent pas pour deux sous.
Suite à ce déclic, je me suis rendue compte que je n'étais en empathie avec personne, maman ou pas maman. Je suis capable de pleurer comme une madeleine devant un dessin animé, c'est-à-dire quand on fait le chemin jusqu'à moi, mais aller dans le sens inverse, comme il faut souvent le faire dans la vraie vie, extirper la plainte, dénicher le mal-être pour pouvoir aider à le guérir, j'ai du mal. Je pourrais sortir le joker de la pudeur ou de la timidité, - comme tout le monde je crois, je n'ai pas envie d'être une mauvaise personne - le fait est que je n'ai pas été très à l'écoute, voilà tout. Et pire, ce manque d'empathie va de paire avec un jugement porté un peu trop souvent et un peu trop facilement. La pitié, quoi.
Je ne suis pas sûre que cette prise de conscience va me changer fondamentalement, je crois qu'il y a des gens plus doués que d'autres dans ce genre d'exercice, plus à l'écoute, moins maladroits, meilleurs amis. Je fais quand même des efforts, je me surveille. Lorsque le disque dur de Cortex a lâché la semaine dernière, qu'il a perdu son travail, ses dossiers, j'ai puisé au fond de moi et de mes souvenirs (toutes les photos des premiers mois de vie de Minus effacées sur mon ordinateur : le coup au coeur, l'envie de vomir, même, sur le moment, et la colère contre soi-même de ne pas avoir fait plus attention, sauvegardé...), et je crois que j'ai été sincère quand je l'ai pris dans mes bras. Mais cette nuit, quand Minus s'est réveillé à 4h, a réclamé un biberon, ne voulait pas se rendormir, ni dans son lit, ni dans le mien, gigotait dans tous les sens, j'étais crevée, excédée, je me suis fachée, alors que le pauvre n'était pas bien du tout, finissant même par vomir... Il y a encore du boulot.
* Au final, même si les deux termes sont souvent opposés, il semblerait qu'ils aient au départ exactement la même signification, et que la pitié ne soit devenue un terme péjoratif qu'abusivement.
"Li"
"Li". C'est un des nouveaux mots du minus. Ca signifie "livre" (ou "lit" aussi, parfois, mais étrangement il réclame plus le premier que le deuxième).
J'ai toujours adoré lire. Enfant, je dévorais tout ce qui me passait sous la main, un peu comme le petit Marcel Pagnol dans la Gloire de mon Père. Il y a juste un moment où j'ai dû dévier du chemin qu'il avait tracé, je ne comprends pas, je n'ai pas eu les mêmes réussites littéraires et audiovisuelles...
Ensuite, en devenant ménagère de moins de 50 ans, j'ai commencé à regarder beaucoup (trop) la télé.
Et puis en devenant ménagère de moins de 50 ans ET maman, j'ai surtout lu les catalogues de puériculture et doctissimo en comatant devant la télé.
Parfois quand même, j'arrive à prendre le temps de bouquiner, soit un livre qui me dure des semaines et des semaines tellement je le lis par petits bouts, soit un livre que je dévore en une ou deux journées, profitant d'une accalmie dans mon emploi du temps (i.e. quelqu'un s'occupe de Minus pendant plusieurs jours).
Petite biblio de ces derniers mois (années).
Il y avait eu La carte et le territoire, de Michel Houellebecq dont j'ai déjà parlé.
Ensuite, j'ai eu ma phase "Montessori", qui n'est pas terminée (et dont je vous reparlerai), avec :
- Apprends moi à faire seul, de Charlotte Poussin
- 100 activités Montessori, de Marie-Hélène Place
- Education pour un monde nouveau, de Maria Montessori (3h à tuer passées à la bibliothèque, plutôt bien rentabilisées)
Un peu de train en prévision, et hop, un roman policier :
- Fractures de Franck Thilliez (j'avais vu et adoré le film "La chambre des morts", tirée d'un de ses romans, je n'ai pas été déçue)
Et puis, parce que Carottes obligent :
- L'art du potager en carrés, de Eric Prédine
Et enfin, d'actualité (lecture en cours depuis 2 mois) :
- Candidats, répondez ! de Jacques Attali
J'en oublie peut-être. Ce n'est pas si mal, une moyenne d'un livre tous les deux mois. Enfin, c'est si l'on ne compte pas Où est mon chaton, Le bus de Marius, Les oiseaux, Tut-tuut, Les habits de petit ours brun, Ma ferme à toucher, Super-héros, Ma maman, Victor le castor, Coco tout nu...
Je suis plutôt bien tombée, je les recommanderais tous. En tout cas, ils ont chacun leur tour et à leur manière rempli leur rôle. Surtout Coco tout nu.
Comme un lundi #2
Le beau temps fait bouillonner mon bon vieux sang paysan, ou est-ce un we en famille à la campagne ?
Potager opérationnel, premiers semis... semés ! Il n'y a plus qu'à arroser et voir si ça pousse.
Bon sang ne saurait mentir, parait-il.
Comme un lundi























